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© Grant Edwards

Le blog comporte plusieurs chroniques dont le bientôt fameux magazine nomade. Voilà un terme qui aurait pu être fourre-tout mais dans le cas présent, j’y parlerai des gadgets qui nous facilitent la vie et les déplacements de grands voyageurs que nous effectuons chaque année. Alors pour inaugurer cette rubrique (et sans champagne malheureusement), j’ai pensé qu’un petit retour en arrière à l’époque du tout argentique pourrait être approprié. Tout a commencé en URSS, en 1982, sur le bureau du ministre de la défense et de l’industrie de l’époque. Ce jour-là fut décidé le développement à grande échelle d’un petit appareil photo solide portant le doux nom de Lomo Kompakt Automat. 10 ans après, suite à la chute du Rideau de Fer, des étudiants viennois décidèrent d’utiliser ces caméras oubliées pour faire quelques clichés originaux aux couleurs saturées, dans les rues de la toute nouvelle République Tchèque d’alors.

Les clichés auraient pu rester oubliés mais le mouvement a, peu à peu, grandi autour du globe, notamment dans les pays de l’ex-URSS. On a vu ça et là des adeptes se faire connaître et s’engager dans la toute nouvelle Lomographic Society, prendre part aux Jeux Olympiques de la Lomographie et transporter un peu partout autour du monde leurs précieux cargo. Depuis, après avoir convaincu Vladimir Poutine de continuer la production de ces petits bijoux (désormais autrichiens) les gammes se sont étoffées avec de nouveaux appareils, tous plus divertissants les uns que les autres.

Petit retour sur les meilleures ventes de Lomo. l’Action Sampler et le Super Sampler sont nés à la fin des années 90. Le principe est simple : l’action est divisée en 4 images pour donner un résultat séquencé et « instantané ».

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Le Colorsplash est peut-être le Lomo dont l’effet a été le plus repris ces dernières années (on peut en voir l’effet dans certains génériques de séries notamment) puisqu’il ajoute un effet mouvant de couleurs aux prises de vues.

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Fisheye permet, quant à lui, des plans comme pris au travers d’une loupe ou d’un judas de porte, pour un effet grossi des plus réussis.

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Il y a évidemment bien d’autres modèles développés par la marque Lomo, mais les appareils présentés ici sont les plus emblématiques car ce sont probablement les plus originaux. A l’heure du tout numérique, il est particulièrement rafraîchissant d’avoir affaire aux bonnes vieilles pellicules d’antan, celles de notre enfance, transportées dans leurs petites boîtes noires en plastique. Mais surtout, il est libérateur de se permettre de rater un cliché : en effet tout lomographe qui se respecte doit répondre à 10 règles d’or parmi lesquelles la spontanéité et la désobéissance aux lois photographiques sont primordiales. L’appareil numérique et son espace mémoire à volonté ne permet pas l’imperfection : il est de bon ton de réussir la prise de vue parfaite puisque le cliché peut être répété à volonté. Avec un appareil Lomo on jette tout ça aux orties et on prend le temps de s’amuser. Advienne que pourra, on découvrira le résultat (souvent surprenant) au développement.

Pour en savoir un peu plus :
-> Lomography

 

15 février 2008 | , , , , ,
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