
Aujourd’hui, je vais vous raconter quelques petites histoires de géants… Ces marionnettes géantes, conçues pour la troupe Royal de Luxe par François Delarozière de l’association La Machine, m’ont marqué à vie la toute première fois que cette troupe Royal de Luxe est passée par Calais en 1994 (j’avais à l’époque 5 ans). Que ce soit au Havre, à Nîmes, à Ansvers, à Barcelone, à Berlin etc…au travers d’histoires mises en scène, chaque ville est emplie de magie l’espace de quelques jours !
Voici quelques unes de ces histoires, celles auxquelles j’ai eu la chance d’assister…
Le géant tombé du ciel

(1994 pour l’ouverture du tunnel sous la Manche)
Il était une fois un géant qui vivait dans les nuages. Un jour il tomba du ciel sur un boulevard. Quand il se réveilla, les hommes l’avaient attaché. Les jours suivants, ils le promenèrent dans une grande cage pour amuser la ville. Mais toutes les nuits le géant rêvait, et ses rêves faisaient très peur aux hommes. Alors, ils construisirent un grand mur de lumière pour l’empêcher de dormir. Cette nuit-là, le géant rêva si fort qu’il brisa sa cage et disparut dans la lumière …
Retour d’Afrique

(1998)
Il était une fois un géant perdu sur un radeau, que la mer et les tempêtes avaient entraîné sur les côtes d’Afrique. Épuisé par son voyage, malade, il se mit à marcher droit devant lui, jusqu’au jour où il trouva un village de géants noirs occupés à déplacer les montagnes pour en faire de larges plaines cultivables. N’ayant jamais vu de Blancs, les grands Noirs l’accueillirent d’abord avec curiosité. Ils lui construisirent une case et le soignèrent avec des rites qu’il trouva bien étranges. Un matin, il fut guéri. Ils avaient de beaux animaux à cornes appelés Watoussi qui pouvaient marcher sur les lacs et pénétrer sous la terre avec des charrues qu’ils poussaient devant eux. Chacun avait le sien. Il passa de longues années tranquilles ils lui donnèrent un fils qu’il appela Petit Géant. Un jour, ce petit géant, étonné par les histoires de son père sur les petits hommes blancs, décida de quitter le village avec son Watoussi pour passer sous la mer. Alors le géant partit à sa recherche et trouva sur son chemin l’autobus des petits hommes noirs qui acceptèrent de l’emmener dans les villes blanches qu’ils connaissaient.
Il parcourut le désert, soufflant sur les dunes pour les écarter, et traversa la Méditerranée, gonflant les voiles d’un bateau à trois mâts, qu’il sortit du fond de la mer. Arrivé sur la terre, l’autobus reprit la route.
Les chasseurs de girafes

(2000)
Tous les mille ans, le chef du village des géants noirs doit faire un vœu pour les animaux. En déplaçant les montagnes, il découvrit un jour la présence de signes lui indiquant qu’une girafe errait au milieu des océans depuis une éternité, prisonnière sur une île flottante. Le grand géant ayant l’habitude des voyages fut mandaté par le village pour la ramener. Il sillonna la planète et beaucoup de mois s’écoulèrent quand enfin il trouva la girafe debout sur un iceberg. Il eut beaucoup de difficultés à la capturer car les girafes géantes, quoique tranquilles, sont restées sauvages. Elles ont toujours eu peur des hommes pas des petits qui habitent nos villes (bien trop minuscules pour elles) mais des géants dont certains mesurent leur taille. Il y a très longtemps, les girafes étaient poursuivies et capturées dans les royaumes des géants qui appréciaient leur course. Ils les enfermaient dans les cours d’immenses palais, les faisaient courir et pleuraient de bonheur devant tant de grâce et bien que ce temps soit révolu, rien n’a pu effacer en elles le souvenir des chasseurs de girafes. Alors Petit Géant mit la girafe dans une grande caisse et, pour l’expédier, projeta la caisse dans une tornade qui traversa les océans. Aussitôt aspirée par le vent, la girafe se trouva très haut dans le ciel et quand la tornade se fatigua, la caisse fut déposée sur le sol. Mais Petit Géant avait pris soin d’écrire une adresse sur le bois. Les petits hommes de la poste transportèrent la caisse à l’endroit indiqué. Cet endroit était la ville bien connue de lui, et du petit géant qui patiemment attendait la girafe pour l’apprivoiser et l’accompagner par la route à la grande fête des girafes.
La visite du Sultan des Indes

(2006)
Voici l’histoire totalement incroyable et cependant véridique d’un Sultan des Indes tourmenté dans chacun de ses rêves par la présence d’une petite enfant occupée à traverser le temps. Le sultan ne dormait plus, des crises d’angoisse de plus en plus fortes l’éloignaient des affaires de son pays. Pour neutraliser sa maladie, et persuadé qu’il fallait trouver l’enfant dans le territoire des songes, un obscur ingénieur dès l’an 1900 se lança dans la construction phénoménale d’un éléphant à voyager dans le temps. Quelques mois plus tard, le sultan embarqua avec une partie de sa cour à la recherche de la Petite Géante qui, au cours des cauchemars, s’était transformée en une marionnette de cinq mètres de hauteur. Le voyage fut pénible. Un indice cependant guidait l’équipage. La Géante adorait la couture : par exemple, elle aimait coudre les voitures sur le goudron, les bateaux sur les quais ou les trains sur leurs rails et de temps à autre, des enveloppes sur les boîtes aux lettres. L’Éléphant, lui, marchait à la sueur de l’équipage. Chose étrange comme peut l’être une histoire d’amour, il sentait le besoin de la rencontrer, et joyeux à certains moments, il pouvait déféquer des centaines d’oiseaux vivants disparaissant dans le ciel dans un barrissement de bonheur.
Et bien d’autres histoires encore…à découvrir et à voir surtout ! Car il n’y a rien de plus beau et impressionnant que de voir tout cela mis en scène… Si vous avez l’occasion d’aller assister à l’une de ses représentations, qui sont assez rares, FONCEZ !!!
Vous ne regretterez pas d’avoir fait le déplacement et vous serez émerveillé tel un enfant à vie.
Royal de Luxe, des artistes uniques au monde et d’un talent fou !
Faites une petite recherche sur le net si vous êtes curieux et vous verrez par vous-même. )
http://estuaire-nantes-st-nazaire-2007-2011.over-blog.com/article-32604601.html





Par
Marion Q.
Réceptionniste - Marseille centre Euromed
écrit le 19 novembre 2009
en
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